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KSM: levée de l'interdiction !

Lundi 7 septembre 2009
Une bonne nouvelle de République tchèque. Un pas vient d’être franchi pour la re-légalisation de la Jeunesse communiste interdite en 2007 pour contester la propriété privée des moyens de production. La Cour suprême a cassé l’interdiction et rouvert la procédure juridique.

Cette victoire contre l’anticommunisme d’Etat en République tchèque est importante au-delà du pays. Nous nous en félicitons.

La large mobilisation de solidarité en République tchèque, les combats que la Jeunesse communiste a continué à mener, par exemple contre l’implantation d’une base militaire américaine, pour les droits sociaux, le discrédit que la « crise » économique apporte à l’idéologie officielle, en sont clairement à l’origine.

L’action de solidarité internationale à laquelle nous avons participé en France notamment en éditant une carte pétition de soutien y a contribué. Continuons jusqu’à la victoire totale et la légalisation pleine et entière de la KSM.

vivelepcf

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Lundi 7 septembre 2009

Victoire dans l’affaire de la KSM devant la Cour suprême administrative de République Tchèque.

Communiqué du Président de l’Union de la jeunesse communiste tchèque, Milan Krajca, 4 septembre 2009


Traduit de l’anglais par JT pour vivelepcf


Ce 1er  septembre 2009, l'Union de la jeunesse communiste de République Tchèque (KSM) a reçu le jugement prononcé par la Cour suprême administrative de République Tchèque sur l’affaire de l'interdiction de la KSM. La Cour suprême administrative de République Tchèque, saisie en appel extraordinaire par la KSM, a annulé le jugement de 2008 par lequel la Cour municipale de Prague a rejeté le recours administratif déposé par la KSM contre la décision du Ministère de l'intérieur de la République Tchèque de dissoudre la KSM. La Cour suprême administrative a renvoyé l’affaire devant la Cour municipale de Prague. Le jugement de la Cour suprême administrative n’a pas été motivé.

Le motif officiel d’interdiction de la KSM par le Ministère de l'intérieur de République Tchèque en 2007 résidait dans « l’objectif programmatique de la KSM de remplacer la propriété privée des moyens de production par la propriété collective des moyens de production ». Ainsi le motif de dissolution de la KSM était l’affirmation que la jeunesse devait lutter pour une autre société qui ne serait pas fondé sur des principes capitalistes.


Le pas franchi par le Ministère de l'Intérieur a suscité une profonde réprobation dans la majorité de la population tchèque. La pétition de soutien à la KSM a déjà été signée par des milliers de citoyens de République Tchèque. Ont protesté entre autres contre la décision du Ministère de l'Intérieur les associations d’anciens combattants contre le fascisme et des membres d’associations d’anciens résistants. La pétition des associations civiques est issue de l'initiative de militants étudiants qui ont dénoncé les actions successives du Ministère de l'Intérieur contre la KSM. Un soutien à la KSM a été également apporté par plusieurs partis politiques tchèques. Grâce à une initiative des députés du Parti Communiste de Bohème-Moravie (KSCM), il y a eu débat à la Chambre des députés du Parlement de République Tchèque sur les actions du Ministère de l'Intérieur.

L’interdiction de la KSM a suscité de grandes répercussions aussi à l'étranger. Des centaines de jeunes, d’étudiants, d’organisations syndicales ont émis des protestations. Des milliers de personnes ont exprimé leur indignation au Ministère de l'Intérieur et aux ambassades tchèques, parmi lesquels nombre de membres de parlements nationaux, du Parlement européens, des professeurs d’université, des anciens combattants antifascistes. Dans plusieurs pays, des actions de protestation ont également eu lieu devant les ambassades tchèques.

Le jugement de la Cour suprême administrative de la République Tchèque sur l'affaire de la KSM est une étape très positive dans la lutte pour la légalisation de la KSM, contre l'anticommunisme et les évolutions antidémocratiques en République Tchèque.

Milan Krajca,

Président de l'Union de la Jeunesse Communiste (KSM)
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Jeudi 29 mai 2008

La répression anticommuniste s’intensifie en République tchèque. Intensifier la solidarité internationale avec la JC interdite (KSM)!

Se faire arrêter pour avoir brandi le drapeau rouge avec la faucille et le marteau, cela se passe maintenant au cœur de l’Europe, en République tchèque. C’est arrivé précisément le 21 mai dernier à Prague à un dirigeant de l’Union communiste de la jeunesse tchèque, David Pazdera, qui participait à une manifestation contre la privatisation du système de santé. Déjà lors de la manifestation du 1er mai à Brno, la police s’était emparée des drapeaux de jeunes manifestants communistes.

Les emblèmes de la faucille et du marteau ne sont pourtant pas interdits en République tchèque, même si plusieurs parlementaires, à l’image de certains parlementaires européens, le demandent. David Pazdera avait fait remarquer le 1er mai que se trouvent parmi les plus virulents d’entre eux des anciens membres du parti communiste et de la JC, d’avant 1989…

Ce nouveau pas franchi dans la répression anticommuniste en République tchèque suit la décision de la justice, le 24 avril, de déclarer légale la mesure d’interdiction de la KSM prise en 2006 par le ministère de l’intérieur. Elle a ordonné la dissolution immédiate de l’organisation.

Bien au-delà des communistes, tous les progressistes, les démocrates, de tous les pays, notamment d’Europe ne doivent pas laisser passer la banalisation du délit d’opinion, en particulier de l’opinion marxiste et socialiste.

Rappelons que le motif invoqué par les autorités est l’expression dans les statuts de la KSM de la nécessité de l’appropriation publique des moyens de production et d’échange.

Derrière l’organisation de jeunesse, il ne fait pas de doute que le Parti communiste de Bohème-Moravie, KSCM, 3ème parti du pays, est visé. Les autorités souhaitent probablement aussi préparer le terrain à la campagne anticommuniste et caricaturale qui accompagnera l’anniversaire des événements d’août 1968.

La solidarité internationale contre l’interdiction de la KSM doit s’intensifier.

En France, une carte postale de solidarité, reprenant une pétition de soutien, a été éditée par des organisations du PCF et est à la disposition de tout militant (contact : solidarite-pcf-ksm@laposte.net ).

Nous appelons ce jour le Comité exécutif national du PCF à prendre des initiatives d’ampleur.

Au Conseil national du PCF du 23 mai, consacré aux questions européennes, Emmanuel Dang Tran a évoqué l’interdiction de la KSM mais ignorait la nouvelle étape de l’escalade répressive.

Il n’est pas imaginable qu’un pays qui vient d’honorer Guy Môcquet, admette que l’un de ses voisins et partenaires criminalise et arrête des jeunes communistes qui ont aujourd’hui les mêmes convictions politiques.

Stéphane Auriol, Emmanuel Dang Tran, Fabienne Debeauvais, Claude Fainzang, membres du CN du PCF

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Lundi 7 avril 2008
L'organisation de jeunesse belge Comac a organisé ce 5 avril, un rassemblement devant le consulat de la République Tchèque afin de protester contre la décision d’un tribunal tchèque d’interdire la KSM (le mouvement de jeunes du Parti communiste de Bohême et Moravie). Cela faisait deux ans que le Ministre de l’Intérieur essayait de dissoudre et de déclarer illégale l’organisation de jeunes. Depuis le 19 mars, c’est chose faite.

La raison donnée par le tribunal est que la KSM défend la socialisation des grands moyens de production (en Belgique, le syndicat FGTB défend le même point de vue). Au quotidien, cela veut dire que la KSM mène une lutte contre la privatisation du secteur public et pour la défense d’une société basée sur les besoins des gens. Cette condamnation menace donc des droits fondamentaux comme la liberté d’expression et le droit d’organisation. Quiconque voudra se mobiliser pour changer les choses aura dorénavant face à lui, un appareil répressif encore plus puissant.

http://www.chengetheworld.org/

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Lundi 24 mars 2008

Amplifier la solidarité contre l’anticommunisme en République tchèque

http://vivelepcf.over-blog.fr/

congr-s-KSM.jpg Le tribunal de la ville de Prague a rendu son jugement en première instance mercredi 19 mars 2008. Il a validé l’interdiction de l’Union communiste de la jeunesse tchèque (KSM) par le ministère de l’Intérieur en octobre 2006. Dans le même temps, il a débouté la KSM de sa plainte contre le ministère. Le tribunal a estimé que la mesure d’interdiction est en conformité avec les lois en vigueur. Le ministère de l’intérieur avait considéré que le programme de la KSM était en violation avec la constitution de la République tchèque parce qu’il remet en cause la propriété privée des moyens de production et réclame leur socialisation. La KSM va probablement faire appel de ce jugement qui n’est pas exécutoire. La procédure judiciaire, entamée il y a 18 mois, s’est étonnamment accélérée. L’ouverture du congrès de la KSM aura lieu samedi 22 mars. Pour ses dirigeants, ce n’est pas une coïncidence. Le pouvoir tente de faire pression sur les jeunes communistes pour qu’ils abandonnent les références théoriques fondamentales, marxistes et léninistes, de leur engagement politique.

L’action déterminée de la KSM contre la politique de casse sociale en République tchèque, contre l’implantation d’une base américaine de la « guerre des étoiles », la force et les combats du Parti communiste de Bohême-Moravie (KSCM) auquel elle est liée sont décidément insupportables pour les capitalistes.

Il est très important que soit réaffirmée la solidarité des communistes, des démocrates français avec la KSM que la mobilisation ne se relâche pas, alors qu’une nouvelle vague d’anticommunisme est lancée dans plusieurs Etats de l’Union européenne. En Hongrie, le gouvernement menace d’emprisonner les dirigeants du Parti communiste ouvrier (PCOH). Qui sera frappé demain par cette chasse aux sorcières ?

A l’occasion de son congrès, nous adressons à nouveau notre soutien total à nos jeunes camarades tchèques. Nous relançons notre campagne de signatures contre l’interdiction de leur mouvement.

Nous tenons à la disposition des organisations du PCF, de tous ceux qui veulent intervenir, des cartes postales de solidarité à faire signer et envoyer à la KSM. 

Contact : PCF Paris 15, pcf15@wanadoo.fr

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Jeudi 8 novembre 2007

Après l’interdiction des Jeunesses communistes tchèques, des menaces d’emprisonnement contre les dirigeants du Parti communiste ouvrier hongrois. 56 partis communistes et progressistes du monde entier appel à la solidarité internationale avec les communistes hongrois. Le PCF fait partie des signataires. Pourquoi sa direction ne le fait-elle pas plus connaître, en commençant par le traduire (en lien une traduction par nos soins depuis le texte anglais) ? 

Pour information, le premier ministre Gyurcsany a commencé sa carrière politique comme secrétaire des jeunesses communistes avant de devenir millionnaire après 1990 et d’infliger depuis 2004 en tant que premier ministre une politique ouvertement thatchérienne.

Suite...

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Mercredi 26 septembre 2007

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Jeudi 13 septembre 2007
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Jeudi 13 septembre 2007
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Mercredi 18 juillet 2007
Une nouvelle fois, on ne retrouve pas la signature de la direction du PCF au bas de ce texte émanant des principaux partis communistes d'Europe (traduction par nos soins).

Arrêter le déploiement de bases américaines en Pologne et en République Tchèque, en Roumanie et en Bulgarie !


Déclaration commune de 39 partis communistes et ouvriers, 6 juin 2007


Les partis communistes et ouvriers européens signataires de ce texte protestent vivement contre le déploiement de bases « anti-missiles » américaines en Pologne et en République Tchèque ainsi que contre  les soi-disant « bases militaires classiques » en Roumanie et en Bulgarie.

Ces projets, rejetés de manière catégorique par les peuples de ces pays mais aussi par un mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans tous les pays européens, violent les accords internationaux sur la réduction des effectifs militaires et des arsenaux nucléaires en Europe. Ils sont en contradiction avec la profonde aspiration au désarmement, à la sécurité collective et à la paix.

Nous rejetons les raisons officielles données pour ce « Système de défense nationale anti-missile » comme autant de prétextes et la présentation « défensive » de sa mise en place comme de la propagande pure et simple.

Le but réel du « bouclier anti-missile » est de renforcer encore les positions militaires américaines et la suprématie des Etats-Unis en créant de nouvelles capacités d’attaque contre d’autres pays sans être exposé à représailles.

Les Etats-Unis sont déjà le plus grand producteur au monde ainsi que le plus grand détenteur d’armes de destruction massive. Leur politique agressive, avec le soutien de l’OTAN, cause guerres, interventions impérialistes et instabilité. Avec la doctrine de la « guerre préventive », et en cataloguant les nations qui s’opposent à sa politique comme des « Etats-voyous » faisant partie de l’« Axe du Mal », la machine de guerre américaine représente la plus grande menace pour la paix dans le monde.

La mise en place du « bouclier anti-missile » ne pourra qu’encourager l’administration américaine à renforcer sa position « d’unique superpuissance mondiale », alimentant ses ambitions impérialistes : être à la fois le procureur, le juge et l’exécuteur dans le cadre des relations internationales.

Certaines initiatives menées par d’autres pays européens, par l’OTAN et l’Union Européenne pour soutenir ces projets soulignent les dangers auxquels doivent faire face tous les peuples européens, résultant de la même logique agressive, peu importe qu’ils aient comme origine les ambitions impérialistes des USA ou de l’UE.

Désormais il est plus qu’évident que les nouvelles bases américaines accéléreront la course aux armements et la militarisation, aggraveront les antagonismes entre puissances impérialistes et mèneront à de nouvelles et profondes attaques contre les droits démocratiques et sociaux.

C’est la raison qui fonde l’opposition, large et légitime, à cette politique.

Nous saluons et exprimons notre solidarité avec les actions de masse effectives engagées par les communistes, des forces progressistes, des organisations et mouvements pacifistes en Pologne, République Tchèque, Roumanie, Bulgarie et dans d’autres pays, contre le déploiement de missiles américains et contre l’impérialisme.

Cette protestation courageuse constitue une contribution importante à la résistance croissante en Europe et dans le monde à la guerre, aux bases militaires étrangères et à l’OTAN.

Exprimant notre ferme détermination à intensifier notre lutte, notre coopération et notre solidarité, nous exigeons:
  • - L’arrêt immédiat des projets de déploiement de nouvelles bases de missiles et de stations radars américaines en Pologne et en République Tchèque, aussi bien que d’installation de bases militaires en Roumanie et Bulgarie.
  • - L’arrêt immédiat de toute mesure des gouvernements nationaux, de l’Union Européenne et de l’OTAN visant à faciliter la réalisation des plans américains.
  • - La ratification du traité sur la réduction des troupes stationnant en Europe et l’interdiction totale de toutes les armes nucléaires.
  • - Le soutien le plus large à toutes les actions contre la légitimation du déploiement des missiles et bases américaines.


Parmi les 39 partis signataires : les partis communistes de Bohème-Moravie (KSCM – République tchèque), de Chypre (AKEL), de Grèce (KKE), du Luxembourg, de Pologne, du Portugal, de Slovaquie, de Turquie, le parti communiste allemand (DKP), le Parti des communistes italiens (PDCI)…
Par Déclaration commune des Partis communistes et ouvriers d'Europe
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