Une bonne nouvelle de République tchèque. Un pas vient d’être franchi pour la re-légalisation de la Jeunesse communiste interdite en 2007 pour
contester la propriété privée des moyens de production. La Cour suprême a cassé l’interdiction et rouvert la procédure juridique.
Communiqué du Président de l’Union de la jeunesse communiste tchèque, Milan Krajca, 4 septembre 2009
Traduit de l’anglais par JT pour vivelepcf
Le motif officiel d’interdiction de la KSM par le Ministère de l'intérieur de République Tchèque en 2007 résidait dans « l’objectif programmatique de la KSM de remplacer la propriété privée des moyens de production par la propriété collective des moyens de production ». Ainsi le motif de dissolution de la KSM était l’affirmation que la jeunesse devait lutter pour une autre société qui ne serait pas fondé sur des principes capitalistes.
La répression anticommuniste s’intensifie en République tchèque. Intensifier la solidarité internationale avec la JC interdite (KSM)!
Se faire arrêter pour
avoir brandi le drapeau rouge avec la faucille et le marteau, cela se passe maintenant au cœur de l’Europe, en République tchèque. C’est arrivé précisément le 21 mai dernier à Prague à un
dirigeant de l’Union communiste de la jeunesse tchèque, David Pazdera, qui participait à une manifestation contre la privatisation du système de santé. Déjà lors de la manifestation du
1er mai à Brno, la police s’était emparée des drapeaux de jeunes manifestants communistes.
Les emblèmes de la faucille et du marteau ne sont pourtant pas interdits en République tchèque, même si plusieurs parlementaires, à l’image de certains parlementaires européens, le demandent. David Pazdera avait fait remarquer le 1er mai que se trouvent parmi les plus virulents d’entre eux des anciens membres du parti communiste et de la JC, d’avant 1989…
Ce nouveau pas franchi dans la répression anticommuniste en République tchèque suit la décision de la justice, le 24 avril, de déclarer légale la mesure d’interdiction de la KSM prise en 2006 par le ministère de l’intérieur. Elle a ordonné la dissolution immédiate de l’organisation.
Bien au-delà des communistes, tous les progressistes, les démocrates, de tous les pays, notamment d’Europe ne doivent pas laisser passer la banalisation du délit d’opinion, en particulier de l’opinion marxiste et socialiste.
Rappelons que le motif invoqué par les autorités est l’expression dans les statuts de la KSM de la nécessité de l’appropriation publique des moyens de production et d’échange.
Derrière l’organisation de jeunesse, il ne fait pas de doute que le Parti communiste de Bohème-Moravie, KSCM, 3ème parti du pays, est visé. Les autorités souhaitent probablement aussi préparer le terrain à la campagne anticommuniste et caricaturale qui accompagnera l’anniversaire des événements d’août 1968.
La solidarité internationale contre l’interdiction de la KSM doit s’intensifier.
En France, une carte postale de solidarité, reprenant une pétition de soutien, a été éditée par des organisations du PCF et est à la disposition de tout militant (contact : solidarite-pcf-ksm@laposte.net ).
Nous appelons ce jour le Comité exécutif national du PCF à prendre des initiatives d’ampleur.
Au Conseil national du PCF du 23 mai, consacré aux questions européennes, Emmanuel Dang Tran a évoqué l’interdiction de la KSM mais ignorait la nouvelle étape de l’escalade répressive.
Il n’est pas imaginable qu’un pays qui vient d’honorer Guy Môcquet, admette que l’un de ses voisins et partenaires criminalise et arrête des jeunes communistes qui ont aujourd’hui les mêmes convictions politiques.
Stéphane Auriol, Emmanuel Dang Tran, Fabienne Debeauvais, Claude Fainzang, membres du CN du PCF
Amplifier la solidarité contre l’anticommunisme en République tchèque
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Le tribunal de la ville de Prague a rendu son jugement en première instance mercredi 19 mars 2008. Il a validé l’interdiction de l’Union communiste de la jeunesse tchèque (KSM)
par le ministère de l’Intérieur en octobre 2006. Dans le même temps, il a débouté la KSM de sa plainte contre le ministère. Le tribunal a estimé que la mesure d’interdiction est en conformité
avec les lois en vigueur. Le ministère de l’intérieur avait considéré que le programme de la KSM était en violation avec la constitution de la République tchèque parce qu’il remet en cause la
propriété privée des moyens de production et réclame leur socialisation. La KSM va probablement faire appel de ce jugement qui n’est pas exécutoire. La procédure judiciaire, entamée il y a 18
mois, s’est étonnamment accélérée. L’ouverture du congrès de la KSM aura lieu samedi 22 mars. Pour ses dirigeants, ce n’est pas une coïncidence. Le pouvoir tente de faire pression sur les jeunes
communistes pour qu’ils abandonnent les références théoriques fondamentales, marxistes et léninistes, de leur engagement politique.
L’action déterminée de la KSM contre la politique de casse sociale en République tchèque, contre l’implantation d’une base américaine de la « guerre des étoiles », la force et les combats du Parti communiste de Bohême-Moravie (KSCM) auquel elle est liée sont décidément insupportables pour les capitalistes.
Il est très important que soit réaffirmée la solidarité des communistes, des démocrates français avec la KSM que la mobilisation ne se relâche pas, alors qu’une nouvelle vague d’anticommunisme est lancée dans plusieurs Etats de l’Union européenne. En Hongrie, le gouvernement menace d’emprisonner les dirigeants du Parti communiste ouvrier (PCOH). Qui sera frappé demain par cette chasse aux sorcières ?
A l’occasion de son congrès, nous adressons à nouveau notre soutien total à nos jeunes camarades tchèques. Nous relançons notre campagne de signatures contre l’interdiction de leur mouvement.
Nous tenons à la disposition des organisations du PCF, de tous ceux qui veulent intervenir, des cartes postales de solidarité à faire signer et envoyer à la KSM.
Les partis communistes et ouvriers européens signataires de ce texte protestent vivement contre le déploiement de bases « anti-missiles » américaines en Pologne et en République Tchèque ainsi que contre les soi-disant « bases militaires classiques » en Roumanie et en Bulgarie.
Après l’interdiction des Jeunesses communistes tchèques, des menaces d’emprisonnement contre les dirigeants du Parti communiste ouvrier hongrois. 56 partis communistes et progressistes du monde entier appel à la solidarité internationale avec les communistes hongrois. Le PCF fait partie des signataires. Pourquoi sa direction ne le fait-elle pas plus connaître, en commençant par le traduire (en lien une traduction par nos soins depuis le texte anglais) ?
Pour information, le premier ministre Gyurcsany a commencé sa carrière politique comme secrétaire des jeunesses communistes avant de devenir millionnaire après 1990 et d’infliger depuis 2004 en tant que premier ministre une politique ouvertement thatchérienne.Suite...