KSM: levée de l'interdiction !

Jeudi 29 mai 2008

La répression anticommuniste s’intensifie en République tchèque. Intensifier la solidarité internationale avec la JC interdite (KSM)!

Se faire arrêter pour avoir brandi le drapeau rouge avec la faucille et le marteau, cela se passe maintenant au cœur de l’Europe, en République tchèque. C’est arrivé précisément le 21 mai dernier à Prague à un dirigeant de l’Union communiste de la jeunesse tchèque, David Pazdera, qui participait à une manifestation contre la privatisation du système de santé. Déjà lors de la manifestation du 1er mai à Brno, la police s’était emparée des drapeaux de jeunes manifestants communistes.

Les emblèmes de la faucille et du marteau ne sont pourtant pas interdits en République tchèque, même si plusieurs parlementaires, à l’image de certains parlementaires européens, le demandent. David Pazdera avait fait remarquer le 1er mai que se trouvent parmi les plus virulents d’entre eux des anciens membres du parti communiste et de la JC, d’avant 1989…

Ce nouveau pas franchi dans la répression anticommuniste en République tchèque suit la décision de la justice, le 24 avril, de déclarer légale la mesure d’interdiction de la KSM prise en 2006 par le ministère de l’intérieur. Elle a ordonné la dissolution immédiate de l’organisation.

Bien au-delà des communistes, tous les progressistes, les démocrates, de tous les pays, notamment d’Europe ne doivent pas laisser passer la banalisation du délit d’opinion, en particulier de l’opinion marxiste et socialiste.

Rappelons que le motif invoqué par les autorités est l’expression dans les statuts de la KSM de la nécessité de l’appropriation publique des moyens de production et d’échange.

Derrière l’organisation de jeunesse, il ne fait pas de doute que le Parti communiste de Bohème-Moravie, KSCM, 3ème parti du pays, est visé. Les autorités souhaitent probablement aussi préparer le terrain à la campagne anticommuniste et caricaturale qui accompagnera l’anniversaire des événements d’août 1968.

La solidarité internationale contre l’interdiction de la KSM doit s’intensifier.

En France, une carte postale de solidarité, reprenant une pétition de soutien, a été éditée par des organisations du PCF et est à la disposition de tout militant (contact : solidarite-pcf-ksm@laposte.net ).

Nous appelons ce jour le Comité exécutif national du PCF à prendre des initiatives d’ampleur.

Au Conseil national du PCF du 23 mai, consacré aux questions européennes, Emmanuel Dang Tran a évoqué l’interdiction de la KSM mais ignorait la nouvelle étape de l’escalade répressive.

Il n’est pas imaginable qu’un pays qui vient d’honorer Guy Môcquet, admette que l’un de ses voisins et partenaires criminalise et arrête des jeunes communistes qui ont aujourd’hui les mêmes convictions politiques.

Stéphane Auriol, Emmanuel Dang Tran, Fabienne Debeauvais, Claude Fainzang, membres du CN du PCF

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Lundi 7 avril 2008
L'organisation de jeunesse belge Comac a organisé ce 5 avril, un rassemblement devant le consulat de la République Tchèque afin de protester contre la décision d’un tribunal tchèque d’interdire la KSM (le mouvement de jeunes du Parti communiste de Bohême et Moravie). Cela faisait deux ans que le Ministre de l’Intérieur essayait de dissoudre et de déclarer illégale l’organisation de jeunes. Depuis le 19 mars, c’est chose faite.

La raison donnée par le tribunal est que la KSM défend la socialisation des grands moyens de production (en Belgique, le syndicat FGTB défend le même point de vue). Au quotidien, cela veut dire que la KSM mène une lutte contre la privatisation du secteur public et pour la défense d’une société basée sur les besoins des gens. Cette condamnation menace donc des droits fondamentaux comme la liberté d’expression et le droit d’organisation. Quiconque voudra se mobiliser pour changer les choses aura dorénavant face à lui, un appareil répressif encore plus puissant.

http://www.chengetheworld.org/

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Lundi 24 mars 2008

Amplifier la solidarité contre l’anticommunisme en République tchèque

http://vivelepcf.over-blog.fr/

congr-s-KSM.jpg Le tribunal de la ville de Prague a rendu son jugement en première instance mercredi 19 mars 2008. Il a validé l’interdiction de l’Union communiste de la jeunesse tchèque (KSM) par le ministère de l’Intérieur en octobre 2006. Dans le même temps, il a débouté la KSM de sa plainte contre le ministère. Le tribunal a estimé que la mesure d’interdiction est en conformité avec les lois en vigueur. Le ministère de l’intérieur avait considéré que le programme de la KSM était en violation avec la constitution de la République tchèque parce qu’il remet en cause la propriété privée des moyens de production et réclame leur socialisation. La KSM va probablement faire appel de ce jugement qui n’est pas exécutoire. La procédure judiciaire, entamée il y a 18 mois, s’est étonnamment accélérée. L’ouverture du congrès de la KSM aura lieu samedi 22 mars. Pour ses dirigeants, ce n’est pas une coïncidence. Le pouvoir tente de faire pression sur les jeunes communistes pour qu’ils abandonnent les références théoriques fondamentales, marxistes et léninistes, de leur engagement politique.

L’action déterminée de la KSM contre la politique de casse sociale en République tchèque, contre l’implantation d’une base américaine de la « guerre des étoiles », la force et les combats du Parti communiste de Bohême-Moravie (KSCM) auquel elle est liée sont décidément insupportables pour les capitalistes.

Il est très important que soit réaffirmée la solidarité des communistes, des démocrates français avec la KSM que la mobilisation ne se relâche pas, alors qu’une nouvelle vague d’anticommunisme est lancée dans plusieurs Etats de l’Union européenne. En Hongrie, le gouvernement menace d’emprisonner les dirigeants du Parti communiste ouvrier (PCOH). Qui sera frappé demain par cette chasse aux sorcières ?

A l’occasion de son congrès, nous adressons à nouveau notre soutien total à nos jeunes camarades tchèques. Nous relançons notre campagne de signatures contre l’interdiction de leur mouvement.

Nous tenons à la disposition des organisations du PCF, de tous ceux qui veulent intervenir, des cartes postales de solidarité à faire signer et envoyer à la KSM. 

Contact : PCF Paris 15, pcf15@wanadoo.fr

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Jeudi 8 novembre 2007

Après l’interdiction des Jeunesses communistes tchèques, des menaces d’emprisonnement contre les dirigeants du Parti communiste ouvrier hongrois. 56 partis communistes et progressistes du monde entier appel à la solidarité internationale avec les communistes hongrois. Le PCF fait partie des signataires. Pourquoi sa direction ne le fait-elle pas plus connaître, en commençant par le traduire (en lien une traduction par nos soins depuis le texte anglais) ? 

Pour information, le premier ministre Gyurcsany a commencé sa carrière politique comme secrétaire des jeunesses communistes avant de devenir millionnaire après 1990 et d’infliger depuis 2004 en tant que premier ministre une politique ouvertement thatchérienne.

Suite...

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Mercredi 26 septembre 2007

Stéphane Mauras Castro, étudiant écrivain, Bordeaux

Johnny Semha, enseignant, Pantin

Antonin Laghrissi, étudiant, Nevers, 58

Ismail Mesloub, Palaiseau, 91

Romain Dubois, Etudiant/Salarié, Marseille, 13

Lamarche, illustratrice, Limeil, 94

Claire Payen, lycéenne, Fougères

Fabien Simeon, Salon de Provence, 13

Bruno Legallois, agent RATP, Nanterre, 92

Nicole Solet, syndicaliste, Ermont, 95

Julien Lecrubier-Delbono, lycéen, Fougères

Florent Froux, étudiant, Tours

Bernabe, restaurateur, Besançon

Pierre Niobey, Evreux, 27

Claire Laveais, retraitée, St Marcel, 27

Nathalie Auriol, apprentie-coiffeuse, Boulogne-Billancourt, 92

Anny Roux, retraitée, Marseille, 13

Daniel Joly, comptable retraité, Amiens, 80

Christine Carpentier, consultant, Paris 18, 75

Ernest Le Strat, chauffeur PTT retraité, Paris, 75

Joel Decharnia, employé Poste, Herbault

Jean-Paul Le Marec, collaborateur élu, Paris 19è, 75

Robert Ayres, Paris, 75

Alain Careglio, Conseiller Municipal, La Ravoire

Choukroun, enseignant, Montpellier

Jean Bertin, retraité SNCF, Les Rosiers sur Loire

Carole Bachmann, 9, an Verbech, Luxembourg

Jean François Regnier, conseiller Prud’homme, Aix-les-Bains 73

Olivier Bertin, ambulancier SAMU, Valenton, 94

Yvonne Le Strat, gardienne d’immeuble retraitée, Boursay, 41

Camille Pauly, étudiant, Toulouse, 31

Russel Yates, Meaux, 77

David Lopez, étudiant, Salon de Provence, 13

Alex Plocinnik, Trieux, 22

Jackie Gabereau, adjoint au maire, Chalette-sur-Loing, 45

Delphine Lefort, enseignante, St Ouen, 93

Laure Gascon, étudiante, Savigny-sur-Orge

Julie Carre, étudiante, Savigny-sur-Orge

Yolande Martin, retraitée, Bonneval

Remy Collard, adhérent PCF, Lille, 59

Benjamin Algrain, Paris, 75

P Rouillon, chômeur, Montrouge, 92

Delphine Rouillon, étudiante, Montrouge, 92

Marc Clerfayts, sage-femme, Cergy-Pontoise, 95

Yvon Lassaire

Coralie Lebreton, Lycéenne-travailleuse, Paris 15ème

Renée Cotta, retraitée, Gerardmer, 88

Judith Barny, étudiante, Morsang-sur-Orge, 91

Tanguy Allard, étudiant, Dijon, 21

Violette Legrand, secrétaire section PCF, Soissons, 02

Christine Majewski, éducation nationale, Paris, 75

Lhuillier, fonctionnaire

Virginie Abriol, étudiante, Vernouillet

Marion Planet, étudiante LSEC, Besançon, 26

L. Ledig, Psychothérapute, Reims, 51

Muriel Wolfers, activiste RESF, Montreuil, 93

Renée Laurent, publicitaire retraitée, Paris 15, 75

Michel Bonnel, commercial, Aulnay/Bois

Léopold Teugaing, ouvrier, Courbevoie, 92

Clémentine Siméon, Montauban, 82

Bertrand Stefanink, Paris, 75

Thierry Dente, Veilleur de nuit, Paris, 75

Elise Yagmur, gestionnaire, Evry, 91

Yvan Cerny, syndicaliste, Le Blanc-Mesnil, 93

Orban, Dilber, Paris, 75

Ibrahim Qurehli, Pierrefitte, 93

Hasan Yagmur, Evry, 91

Roger Luce, Thiais, 94

Georges Gaubert, professeur, Millau, 12

Touchs-Bouteau, St Jean d’Angely, 17

Chagnard, militant PCF, Vénissieux, 69

Frédéricque Champagnol, étudiante, Paris, 75

Renée Girard, retraitée, Romans, 26

Théo Lise, étudiant, La Roche /Yon

Aimeric Bouchet, itinérant, Le Morde, 17

Frédéric Malonga, Villetaneuse, 93

Sandrine Vazquez, Montfermeil, 93

Michel Perrier, employé France Telecom, St-Claude, 39

Bouchounet, militant politique, Issougon, 36

Denizot, Troyes, 10

Claire Grosjean, étudiante, Troyes, 10

Michel Roger, Montataire, 60

Djamad Kaddim, internationaliste, Serigny

Noelle Favier, Tossiat, 01

Nelly Malonga, Villetaneuse, 93

Hocine Tadjer, Montfermeil, 93

Raymond Gregoire, Retraité, La Grande Motte

Dominique Esen, Opérateur Sûreté, Evry, 91

Nicolas Boué, Lycéen

Pierre Lhuillier, Ingénieur, Chalons

Jean Vuillermoz, Président du Groupe GDR Hôtel de Ville de Paris, Paris, 75

Lynno Macfadyen, enseignante, Argenteuil, 95

Charlotte Machet, retraitée, Longeuille les Metz, 57

Sylvie Machet, employée de bureau, Metz, 57

Anne Cécile Lefort, enseignante, Orléans, 45

Jean Lefort, professeur, St Ouen, 93

Pierre Kerreguyader, retraité, Tremblay-en-France, 93

Vincent, Haloua, Lycéen, Rennes, 35

Ermogeni, Paris, 75

Michel Fraulet, secrétaire départemental PCF Indre, Châteauroux, 36

Gérald Prérot, militant PCF, Châteauroux, 36

Catherine Huot, institutrice, Montreuil, 93

Arnaud Albagnac, étudiant, Millau, 12

Christian Midol, Bibliothécaire/Documentaliste, Conflans Sainte Honorine, 78

Jonathan Henon, technicien, Cergy la Tour , 58

Nicole Capoulade, Toulouse, 31

Pierre Gassané, technicien « Monnaies et Médailles » retraité, Paris 15

Walter Zanet, Machiniste receveur RATP, syndicaliste, La Garenne-Colombes

Josette Perin, retraitée, Bucherez, 10

Dannielle Giblei, retraitée, Achères, 78

Christian Henrisey, Antony, 92

Nicole Crochet, retraitée, Massy, 91

François Mougel, Interne en médecine, Besançon, 26

Myriam Rodie, Fontenay-aux-roses, 92

Louise Lecomte, étudiante en Biologie, Caen, 14

Danièle Hélou, retraitée éducation nationale, Les Ulis, 91

Marie-Annick Hélou, déléguée syndicale FSU ministère de l’agriculture, Hérouville St Clair, 14

Gérard Jamelot, physicien CNRS retraité, militant PCF, Les Ulis, 91

Christelle Forge , étudiante, Bruxelles, Belgique

Asma Chounani, étudiante, Bruxelles, Belgique

Catherine Christoforidès, dessinatrice Musée de l’Homme retraitée, Paris 18, 75

Philipe Maurice, Vitry, 94

Marion Lelong, Paris, 75

Georgette Garaud, retraitée, Paris 13, 75

Claire Gaubert, agent d’entretien, Millau, 12

Jean-Pierre David, Molesmes, 89

Jacky Chabot, retraité, Molesmes, 89

Monique Macaire, retraité, Paris 20, 75

Nicolas Fromet, Paris, 75

Philipe Demari, Paris, 75

Noémie Barbe, Agent de production, Charleville Mezières, 08

Jean Marc Armani, Photographe, Paris, 75

Jappei, Prof retraité, Chateaurenard, 13

Kahina Messad, travailleur sans emploi, Meudon la Forêt , 92

Tom Buron, étudiant, St Pierre du Perray, 91

Benjamin Landais, agrégé d’histoire, militant PCF, Paris, 75

Olivier Guéant, étudiant, Paris, 75

Julien Villain, étudiant, Paris, 75

Christian Bouteau, enseignant, St Jean d’Yeu

Patrice Simian, Faramans, 38

Monique Draghi, Epinay sur Orge, 91

Adrian Thomas, militant PTB, Liège, Belgique

Dracipel, Mery sur Oise, 95

Idla Lebrat, retraitée, Chabeuil, 26

Alice Bernard, Journaliste « Solidaires », militante PTB, Bruxelles, Belgique

Bernard Broukken, Professeur, Paris 3, 75

Pierre Covhiau, médecin, Montreuil, 93

Claude Savasta, retraité, Villepreux, 78

Maud Koctitch, enseignante, Paris 75

Andrée Pierre, retraitée, Villetaneuse, 93

Sten Braquet Chertel, Montbéliard, 26

Patrick Kirstetter, Agent de maitrise RATP, Noisy-le-grand, 93

Kuistelts Poncelet, Noisy-le-grand, 93

Graven, Pau, 64

Saché, Ouvrier, Limoges, 87

Bambin Jean-Pierre, Libraire, Rouen, 76

Pareja, Administratif, Arcueil, 94

Fourdinier, Animatrice, Paris, 75

Vansse Alain, Paris, 75

Chauvet Robert, Electricien, Puiseux en France, 95

Boitz Christophe, Apprenti, Rodange, Luxembourg

Huot Cloaire, Employée de commerce, Montreuil, 93

Grange Bernard, Conseiller Principal d’Education, Paris, 75

Ghazouane Nafis, Etudiant-travailleur, Toulouse, 31

Maréchal Leslie, Viry-Châtillon, 91

Michailer Hell, Paris, 75

Faurieres Floriane, Corbeil-Essonnes, 91

Iacono Laurence, Institutrice, Epernon, 28

Blake Emily, Actrice, Paris, 75

Dhoms Jean, Agent de conduite PTT retraité, Paris 15, 75

Palluault Katie, Le Mans, 72

Dollet Alain, Bourges, 18

Guenzi, Retraité, Ivry, 94

Kaci, Ivry, 94

Torner Emile, ancien déporté (Buchenwald), président de Fédération Nationale des Déportés Internés, Résistants et Patriotes de Paris (FNDIRP-Paris), Paris 15, 75

Zalacain Antonio, Etudiant, Paris, 75

Toussain Bruno, Avocat, Paris, 75

Mansour Jamila, Juriste, Paris, 75

Zalacain Victoria, Retraitée, Paris, 75

Lamy Eric, Paris, 75

Cotteverte Gérard, ouvrier métallurgiste retraité, Conseiller Prud’homal, Noisy-le-Grand, 93

Lecoq Annie, Caen, 14

Cyprien-Dachary Annie, Caen, 14

Peintre José, Meru, 60

Mignon Chris, secrétaire, Meru, 60

Dehbane Azzedine, Agent d’accueil, St Denis, 93

Bour Daniel, Agent EDF, Adjoint au maire de Dolle, 90

Richard, Ouvrier EDF-GDF, Montbeliard, 25

Ivance Patrick, retraité EDF-GDF, Vesoul, 70

Aumont, Conseiller Municipal, Le Mans, 72

Arroux Alain, Liverdy-sur-Brie, 77

Ferrand Nathalie, Employé, Colombes, 92

Ben Ayoun P, Retraité, Villejuif, 94

Metman Charles, Enseignant, Ivry, 94

Janssen Edmond, Editeur, Paris 13, 75

Ahamout, Corbeil-Essonnes, 91

Boyzie Francis, Aubervilliers, 93

Bury Geneviève, Salariée, Nanterre, 92

Mottin Maïl, Fontainebleau, 77

Françoise B., CGT Transports, Montbeliard, 25

Crouzet Aline, Retraitée, Malakoff, 92

Le Loarer Philippe, St Malo, 35

Faure/Bayoun, Médecin, Paris, 75

Renault Myriam, Enseignante, Montreuil, 93

Carlotti Morgane, Lycéenne, Rennes, 35

Hauguez Aurélien, Etudiant

Isapoff Cyril, Militant PCF, Choisy-le-Roi

Charles Frédéric, Militant de la renaissance communiste, Paris 13, 75

Flouret Philippe, Toulouse, 31

Colonnal Thomas, Mécanicien, Charleville-Mezières, 08

Germain Yann, Etudiant, Adhérent PCF, Beaune, 21

Bouali Lounes,
Anton Marie-Thérèse, Paris 17, 75

Durand Gérard, Infirmier, Caby, 14

Delion Bruno, Chargé de communication, Bagnolet, 93

Bouyssou, retraitée, St Viance, 19

Oumart Laurent

Lebreton Pascale, Responsable de service, Gennevilliers, 93

Mougin Marie-Odile, Enseignante, Paris, 75

Sirin Nathalie, Correctrice, Paris, 75

Clerfayts Dany, Sage-femme, Cergy-Pontoise, 95

Coste Fabien, Montlouis-sur-Loire, 37

Colin Xavier, Enseignant, Lambach, 57

Estager Yves, Agent administratif, militant PCF, Seclin, 59

Estager Martine, Redacteur territorial, Seclin, 59

Humbert Pierre, Dijon, 21

Lesauvage Michel, Epinay-sur-Orge, 91

Dang Tran Emmanuel, membre du Conseil National du PCF, Paris 15, 75

Bernard Nicole, Retraitée, Paris 15, 75

Adami Vincent, militant communiste, Montbéliard, 25

Par Solidarité avec la JC Tchèque-KSM
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Jeudi 13 septembre 2007
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Jeudi 13 septembre 2007
Par Solidarité avec la JC Tchèque-KSM
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Mercredi 18 juillet 2007
Une nouvelle fois, on ne retrouve pas la signature de la direction du PCF au bas de ce texte émanant des principaux partis communistes d'Europe (traduction par nos soins).

Arrêter le déploiement de bases américaines en Pologne et en République Tchèque, en Roumanie et en Bulgarie !


Déclaration commune de 39 partis communistes et ouvriers, 6 juin 2007


Les partis communistes et ouvriers européens signataires de ce texte protestent vivement contre le déploiement de bases « anti-missiles » américaines en Pologne et en République Tchèque ainsi que contre  les soi-disant « bases militaires classiques » en Roumanie et en Bulgarie.

Ces projets, rejetés de manière catégorique par les peuples de ces pays mais aussi par un mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans tous les pays européens, violent les accords internationaux sur la réduction des effectifs militaires et des arsenaux nucléaires en Europe. Ils sont en contradiction avec la profonde aspiration au désarmement, à la sécurité collective et à la paix.

Nous rejetons les raisons officielles données pour ce « Système de défense nationale anti-missile » comme autant de prétextes et la présentation « défensive » de sa mise en place comme de la propagande pure et simple.

Le but réel du « bouclier anti-missile » est de renforcer encore les positions militaires américaines et la suprématie des Etats-Unis en créant de nouvelles capacités d’attaque contre d’autres pays sans être exposé à représailles.

Les Etats-Unis sont déjà le plus grand producteur au monde ainsi que le plus grand détenteur d’armes de destruction massive. Leur politique agressive, avec le soutien de l’OTAN, cause guerres, interventions impérialistes et instabilité. Avec la doctrine de la « guerre préventive », et en cataloguant les nations qui s’opposent à sa politique comme des « Etats-voyous » faisant partie de l’« Axe du Mal », la machine de guerre américaine représente la plus grande menace pour la paix dans le monde.

La mise en place du « bouclier anti-missile » ne pourra qu’encourager l’administration américaine à renforcer sa position « d’unique superpuissance mondiale », alimentant ses ambitions impérialistes : être à la fois le procureur, le juge et l’exécuteur dans le cadre des relations internationales.

Certaines initiatives menées par d’autres pays européens, par l’OTAN et l’Union Européenne pour soutenir ces projets soulignent les dangers auxquels doivent faire face tous les peuples européens, résultant de la même logique agressive, peu importe qu’ils aient comme origine les ambitions impérialistes des USA ou de l’UE.

Désormais il est plus qu’évident que les nouvelles bases américaines accéléreront la course aux armements et la militarisation, aggraveront les antagonismes entre puissances impérialistes et mèneront à de nouvelles et profondes attaques contre les droits démocratiques et sociaux.

C’est la raison qui fonde l’opposition, large et légitime, à cette politique.

Nous saluons et exprimons notre solidarité avec les actions de masse effectives engagées par les communistes, des forces progressistes, des organisations et mouvements pacifistes en Pologne, République Tchèque, Roumanie, Bulgarie et dans d’autres pays, contre le déploiement de missiles américains et contre l’impérialisme.

Cette protestation courageuse constitue une contribution importante à la résistance croissante en Europe et dans le monde à la guerre, aux bases militaires étrangères et à l’OTAN.

Exprimant notre ferme détermination à intensifier notre lutte, notre coopération et notre solidarité, nous exigeons:
  • - L’arrêt immédiat des projets de déploiement de nouvelles bases de missiles et de stations radars américaines en Pologne et en République Tchèque, aussi bien que d’installation de bases militaires en Roumanie et Bulgarie.
  • - L’arrêt immédiat de toute mesure des gouvernements nationaux, de l’Union Européenne et de l’OTAN visant à faciliter la réalisation des plans américains.
  • - La ratification du traité sur la réduction des troupes stationnant en Europe et l’interdiction totale de toutes les armes nucléaires.
  • - Le soutien le plus large à toutes les actions contre la légitimation du déploiement des missiles et bases américaines.


Parmi les 39 partis signataires : les partis communistes de Bohème-Moravie (KSCM – République tchèque), de Chypre (AKEL), de Grèce (KKE), du Luxembourg, de Pologne, du Portugal, de Slovaquie, de Turquie, le parti communiste allemand (DKP), le Parti des communistes italiens (PDCI)…
Par Déclaration commune des Partis communistes et ouvriers d'Europe
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Jeudi 14 juin 2007

« Noir, c’est blanc. L’oppression, c’est la liberté. »

Entretien avec Radim Gonda, vice-président de la Jeunesse Communiste Tchèque (KSM), au sujet de la lutte contre l’établissement d’une base militaire américaine et de la répression étatique contre l’opposition communiste en République Tchèque.
Publié dans le quotidien marxiste allemand, Junge Welt, le 6 mai 2007, No.104. (Traduction : Pcf Paris 15)

 

 

Le débat à propos de l’installation du bouclier anti-missiles américain est un des sujets qui occupent le devant de la scène politique tchèque. Comment la population tchèque réagit-elle au projet d’installation d’une station radar américaine dans votre pays?

D’après plusieurs sondages, entre 68 et 82% des Tchèques sont opposés au projet de construction d’une base militaire américaine en République Tchèque. Une large majorité de la population demande un référendum sur cette question. Parmi les opposants à la base américaine se trouvent les habitants des villages proches du lieu d’implantation. Les habitants du village de Trokavec ont déjà organisé un référendum local dans lequel une très large majorité [presque 100% d’après Radio Prague] ont exprimé un Non très clair à la base américaine. Une seule personne à Trokavec a voté pour son implantation. Des élus locaux luttent également activement contre la base militaire américaine.

 

Il y a eu de nombreux mouvements de protestation en République Tchèque contre la base militaire américaine. Pouvez-vous nous en donner une vue d’ensemble ? Combien y a-t-il de manifestations ? Combien de personnes y participent ?
Oui, vous avez raison, il y a eu dans tout le pays un grand nombre de manifestations auxquelles plusieurs milliers de personnes ont participé. Ces manifestations ont été organisées par diverses forces politiques comme la Jeunesse Communiste Tchèque (KSM), le Parti communiste de Bohème-Moravie (KSCM) et un large mouvement issu de l’initiative appelée « Non aux bases militaires » dans lequel la KSM joue un rôle actif et auquel le KSCM apporte son soutien.

 

Il est important de souligner que, face à la mobilisation populaire contre la base militaire américaine, les autorités n’ont pas hésité à employer des mesures ouvertement anti-démocratiques. Elles ont interdit jusqu’à présent deux fois des manifestations organisées par la large coordination « Non aux bases militaires ».

Malgré cela, la coordination, avec une participation active de la KSM, a quand même tenu ces deux manifestations interdites. Il y a une tendance dans notre pays à remettre en cause les droits démocratiques fondamentaux. Ce processus a commencé avec la chasse aux sorcières anti-communiste et s’étend peu à peu maintenant à d’autres forces politiques. Ce que la KSM avait prévu et contre quoi elle avait, depuis longtemps, mis en garde les autres forces politiques.

 

 

 

Quels partis et quelles forces politiques organisent la résistance contre la base de missiles ? Quel rôle jouent la KSM et le Parti communiste de Bohême-Moravie (KSCM) dans l’organisation du mouvement de protestation?
Le KSCM est le seul parti politique qui une campagne active contre la base militaire américaine en République Tchèque. Le KSCM coopère de façon très productive avec la KSM. Ensemble, nous organisons des manifestations, des débats et une campagne de signatures  d’une pétition.

Mais, il est aussi utile de mentionner l’attitude de deux autres partis : les Verts et les sociaux-démocrates.

Les Verts participent au gouvernement de Topolanek. Encore au moment de la campagne électorale, au début 2006, ils demandaient de façon véhémente un référendum sur la base de missile. Les Verts se définissaient comme un parti anti-militariste et avaient gagné de l’écho notamment chez les jeunes. Maintenant, ils soutiennent pleinement et sans principe la base américaine avec comme préalable absurde qu’elle soit intégrée dans le dispositif de l’OTAN. La position des Verts en République Tchèque sur cette question comme leur attitude anti-communiste ont suscité des critiques des partis verts étrangers.

 

La position des sociaux-démocrates tchèques sur la base militaire américaine mérite également des commentaires détaillés. Les négociations pour l’établissement d’une base de missiles en République Tchèque ont démarré du temps où les sociaux-démocrates étaient au pouvoir (1998-2006). Leur président, Jiri Paroubek, après de premières déclarations très confuses, a déclaré qu’il soutenait la base américaine. Mais, quand les sociaux-démocrates ont été évincés du pouvoir, ils se sont officiellement déclarés opposés au projet et ont défendu, dans les mots, la demande de référendum. Dans le même temps, des voix importantes s’élèvent dans leurs rangs en faveur de la base militaire américaine. En résumé, on peut dire que la position du parti social-démocrate est fonction de sa présence ou non au gouvernement. Ils entendent tirer le maximum de capital politique du rejet massif de la base américaine par la population en jouant de leur nouvelle posture d’opposition. Comme je l’ai déjà souligné, le seul opposant de poids à la base militaire américaine, parmi les partis politiques, est le Parti Communiste de Bohême-Moravie.

 

 

 

Quelles initiatives parlementaires le KSCM a-t-il lancé pour combattre l’installation de la station radar américaine ? N’aviez-vous pas proposé un projet de loi qui permettrait d’exiger un référendum sur cette question ?
Le KSCM a présenté un projet de loi pour un référendum sur la base américaine qui n’a pas obtenu de majorité au Parlement. Mais, en ce moment, les députés du KSCM préparent un nouveau projet de loi pour le référendum qui doit être bientôt soumis au Parlement. La question du référendum et de la mise en pratique de la démocratie directe est hautement révélatrice. Il y a ceux qui luttent réellement pour la souveraineté populaire et ceux qui parle si souvent de « démocratie » mais qui, simultanément, combattent toute tentative de donner le pouvoir réel de décision au peuple. J’ai déjà mentionné l’attitude opportuniste des Verts et des sociaux-démocrates à propos du référendum. Parmi les partis de droite, le Parti démocratique civique (ODS), présidé par Topolanek rejette toute idée de référendum, affirmant que les citoyens ne sont pas compétents pour décider sur les questions de sécurité nationale. Il lutte ardemment pour les intérêts américains pour montrer sa loyauté à son allié. Un autre parti de gouvernement, de centre-droit, le Parti populaire démocrate-chrétien – suit la ligne de l’ODS.

 

L’attitude vis-à-vis de la demande d’un référendum atteste de l’état d’esprit des principaux partis politiques face à la question de la démocratie. Le Parti communiste dans les débats politiques, en particulier à la télévision, est constamment mis en accusation par les autres partis politique pour son supposé non-respect des valeurs démocratiques – un argument qui est utilisé et instrumentalisé comme un moyen de délégitimer leur principal adversaire politique.

On peut ainsi voir les forces anti-communistes tenter de faire peur au peuple avec les communistes, prétendument « anti-démocrates », ces communistes qui luttent pourtant depuis des années pour la mise en place du référendum. On peut voir l’Etat interdire la KSM – une organisation de jeunesse, officiellement parce que ces jeunes gens veulent mettre les moyens de production dans les mains et sous le contrôle des travailleurs et arracher ces moyens de production des mains des groupes capitalistes exploiteurs qui décident de la vie de millions de personnes sans être jamais soumis à aucun contrôle démocratique. Le pouvoir d’Etat prétend que la défense du capitalisme en violant les droits démocratiques, constitue une défense de la démocratie. Noir, c’est blanc ; l’oppression, c’est la liberté !

 

 

 

Vous venez d’évoquer l’interdiction récente de l’organisation de jeunesse du KSCM, la KSM, par l’Etat Tchèque. Malgré cela, la KSM semble s’impliquer très activement dans la résistance contre la base militaire. Comment s’effectue l’action de la KSM dans ce contexte de répression accrue ?
L'Union communiste de la jeunesse a été de fait la première organisation du à engager une campagne contre le projet de base militaire américaine en République Tchèque ! Nos activités suivent deux lignes : 1/ La KSM organise sa propre campagne communiste en lien avec le Parti Communiste de Bohême et Moravie et quelques autres associations. 2/ La KSM participe activement à la coordination « Non aux bases militaires », qui est une coalition plus diverse politiquement. La KSM exige, dans sa campagne, la publication de tous les documents ayant trait aux négociations secrètes sur la base militaire américaine. Nous nous opposons résolument à ce projet et demandons un référendum sur cette question cruciale qui concerne tout le pays et ses habitants.

Notre campagne est un succès jusqu’à présent. La KSM a organisé un grand nombre d’initiatives, de manifestations et de débats publics. Elle a lancé une campagne de pétition, pour laquelle elle a déjà collecté plus de 120 000 signatures. C’est un grand succès, quand on songe que cette pétition a été lancée par la KSM – une organisation de jeunesse officiellement dissoute par l’Etat. L’action militante dans la rue de la KSM est d’autant plus importante qu’elle montre que cette organisation de jeunesse interdite est en première ligne pour défendre les revendications d’une majorité.

 

 

 

Y a-t-il des mesures concrètes de répression à l’encontre la KSM, ou bien l’interdiction est-elle plutôt un acte formel, destiné à semer le doute, la confusion et à intimider dans vos rangs ? Des membres de la KSM sont-ils harcelés, empêchés de militer ? La KSM a-t-elle la possibilité d’organiser toutes les manifestations publiques que vous avez mentionnées officiellement en son nom ?
L’interdiction de la KSM n’est pas qu’un acte formel. Elle fait partie d’une campagne visant à détruire le mouvement communiste dans notre pays. Si les tribunaux confirment la décision du Ministère de l’Intérieur et que la KSM continue son travail, alors les membres de la KSM pourraient être poursuivis personnellement pour violation de l’interdiction. Donc, il y a un véritable danger que de jeunes communistes soient emprisonnés en République Tchèque. Ces dernières années, il y avait déjà eu des tentatives dont le procès contre David Pecha [mis en accusation pour propagande communiste en 2003 – NdT]. La politique anti-communiste de l’Etat devient de plus en plus répressive. Les pressions contre les communistes s’intensifient. Je dois aussi mentionner qu’il n’y a pas si longtemps, par exemple, le virulent sénateur anti-communiste Martin Mejstrik a demandé à la télévision l’arrestation du président de la KSM. Il y a eu des cas où des membres de la KSM ont été placés en garde à vue pour des raisons absurdes. Nos activités publiques sont organisées sous notre propre nom ; elles sont surveillées de très près par la police.

 

A cela s’ajoutent les provocations et la diffamation pour discréditer la KSM et à gagner l’adhésion des gens à la dissolution. Pour citer un exemple avéré de tels mensonges, le porte-parole du Ministère de l’Intérieur a communiqué aux médias qu’un membre de la KSM avait été arrêté pour s’être violemment attaqué la police pendant une manifestation anti-fasciste. Cette déclaration mensongère a été démentie par la KSM et aussi par la personne arrêtée elle-même, qui a expliqué publiquement qu’il n’a jamais été membre de la KSM. C’est de sales pratiques auxquelles nous sommes confrontés. Nous faisons face aussi à la tentative croissante des services secrets pour infiltrer notre organisation. Nous avons pris des mesures contre cela.

 

La KSM fonctionne maintenant dans une situation de semi-illégalité. Donc, nous avons dû prendre des mesures pour adapter notre fonctionnement interne. A l’avenir, la KSM est préparée à toute éventualité.

 

 

 

Qu’en est-il du Parti communiste ? Le KSCM est-il confronté à une répression de l’Etat tchèque à l’heure actuelle ? Y a-t-il une menace réelle d’interdiction du KSCM ?

Il y a un danger permanent d’interdiction du KSCM. Je voudrais citer seulement quelques exemples concrets, récents d’actions anti-communistes qui ont pour but d’interdire le KSCM ou de créer les conditions pour parvenir à cette fin.

En février 2007, un festival anti-communiste a été organisé et a reçu le soutien de l’Etat. Le président du Sénat (chambre haute de la République Tchèque NdT) lui a accordé son patronage et une partie du festival se déroulait dans le Sénat.

Le festival s’est terminé par un « acte de purification spirituelle du mal et de la violence contenue de ce lieu, le Palais Kinsky ». Depuis le balcon du Palais Kinsky, Klement Gottwald, dirigeant du Parti communiste de Tchécoslovaquie et premier ministre avait annoncé, le 25 février 1948, l’acceptation de la démission du gouvernement des ministres anti-socialistes par Edvard Benes, date qui marque le début de l’édification du socialisme en Tchécoslovaquie.

Cette « purification rituelle» a été réalisée par Jan Maly, évêque de Prague, Pavel Bem, maire de Prague et le vice-président du parti au pouvoir, ainsi que par Nadezda Kavalirova, la présidente de la « fédération des prisonniers politiques » qui a appelé publiquement à l’interdiction du Parti Communiste de Bohême-Moravie.

Un autre exemple : Ivan Langer, ministre de l’Intérieur, du plus important parti de droite, le Parti Démocratique Civique (ODS) a récemment annoncé une initiative visant à mettre en place un « Institut de la mémoire nationale », désigné dans le débat public, « Ministère de la Vérité », en référence à George Orwell. Le projet de loi est déjà passé en première lecture au Parlement.

Pour illustrer le profil politique des personnes les plus engagées dans l’anti-communiste au sein de l’Etat, prenons par exemple Pavel Zacek, directeur des Archives des forces de sécurité du Ministre de l’Intérieur et le probable directeur de cet « Institut pour la mémoire nationale ». Il a pris comme conseiller, Milan Paumer, membre du gang armé meurtrier des frères Mosin, qui menait des opérations de sabotage, des vols à main armée et qui ont commis de nombreux meurtres, tant en Tchécoslovaquie qu’en RDA, avant de finalement se réfugier aux Etats-Unis dans les années 50.

Cet « Institut de la mémoire nationale » doit servir à fabriquer une interprétation idéologiquement strictement de droite, de l’histoire de l’après Seconde Guerre Mondiale en Tchécoslovaquie. Cet Institut doit être en état de peser non seulement au niveau politique et culturelle, mais aussi sur la rédaction de l’histoire et les sciences sociales. Même les tribunaux et d’autres institutions officielles pourront solliciter des expertises, rapports ou recommandation de la part de cet « institut » qui prétendront à une « validité scientifique ».

Je dois aussi évoquer le fait que la police de la République Tchèque a lancé une enquête sur Vojtech Filip, président du KSCM. Dans son discours lors de la 13ème session du Comité central du KSCM, à la fin du mois de février de cette année, il a soulevé la question de savoir si le KSCM était capable de réaliser des changements révolutionnaires de la société et a fait référence à Lénine. Il est accusé d’avoir violé la loi parce qu’il a utilisé les mots révolution et Lénine dans son discours.

Nous ne devons pas oublier, aussi, qu’une Commission du Sénat a été mise en place pour examiner la constitutionnalité du KSCM. Mais l’acte le plus flagrant visant à rendre le KSCM illégal a été l’interdiction de la KSM en octobre 2006.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous avez décrit le KSCM comme la principale force politique qui organise la résistance sociale en République Tchèque. Pensez-vous qu’il y ait un lien entre ce fait, et la répression étatique contre les communistes en République Tchèque ?
Oui, bien sûr. Le KSCM et la KSM sont dangereux pour le système capitaliste parce qu’ils ont comme objectif dans leur programme la construction d’une société socialiste, c’est-à-dire une société basée sur la propriété collective des moyens de production. Ces deux organisations sont également dangereuses pour le capitalisme, parce qu’elles disent clairement que le système capitaliste est le coeur des problèmes de notre société, parce qu’ils s’opposent sans relâche aux agressions impérialistes. La base militaire américaine projetée participerait à cette structure impérialiste. Ce sont les raisons qui expliquent les tentatives d’interdiction du KSCM et la délégalisation déjà réalisée de la KSM.

 

Propos recueillis par Tomasz Konicz

Par Radim Gonda, KSM
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Jeudi 7 juin 2007
NON AUX BASES MILITAIRES US EN REPUBLIQUE TCHEQUE!

Affiche de la manifestation à Prague de ce soir, à l'occasion de la visite de Bush. Manifestation à l'appel du Parti Communiste de Bohème-Moravie (KSCM), entre autres.

 

Par Solidarité avec la JC Tchèque-KSM
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