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Mercredi 18 juillet 2007
Une nouvelle fois, on ne retrouve pas la signature de la direction du PCF au bas de ce texte émanant des principaux partis communistes d'Europe (traduction par nos soins).

Arrêter le déploiement de bases américaines en Pologne et en République Tchèque, en Roumanie et en Bulgarie !


Déclaration commune de 39 partis communistes et ouvriers, 6 juin 2007


Les partis communistes et ouvriers européens signataires de ce texte protestent vivement contre le déploiement de bases « anti-missiles » américaines en Pologne et en République Tchèque ainsi que contre  les soi-disant « bases militaires classiques » en Roumanie et en Bulgarie.

Ces projets, rejetés de manière catégorique par les peuples de ces pays mais aussi par un mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans tous les pays européens, violent les accords internationaux sur la réduction des effectifs militaires et des arsenaux nucléaires en Europe. Ils sont en contradiction avec la profonde aspiration au désarmement, à la sécurité collective et à la paix.

Nous rejetons les raisons officielles données pour ce « Système de défense nationale anti-missile » comme autant de prétextes et la présentation « défensive » de sa mise en place comme de la propagande pure et simple.

Le but réel du « bouclier anti-missile » est de renforcer encore les positions militaires américaines et la suprématie des Etats-Unis en créant de nouvelles capacités d’attaque contre d’autres pays sans être exposé à représailles.

Les Etats-Unis sont déjà le plus grand producteur au monde ainsi que le plus grand détenteur d’armes de destruction massive. Leur politique agressive, avec le soutien de l’OTAN, cause guerres, interventions impérialistes et instabilité. Avec la doctrine de la « guerre préventive », et en cataloguant les nations qui s’opposent à sa politique comme des « Etats-voyous » faisant partie de l’« Axe du Mal », la machine de guerre américaine représente la plus grande menace pour la paix dans le monde.

La mise en place du « bouclier anti-missile » ne pourra qu’encourager l’administration américaine à renforcer sa position « d’unique superpuissance mondiale », alimentant ses ambitions impérialistes : être à la fois le procureur, le juge et l’exécuteur dans le cadre des relations internationales.

Certaines initiatives menées par d’autres pays européens, par l’OTAN et l’Union Européenne pour soutenir ces projets soulignent les dangers auxquels doivent faire face tous les peuples européens, résultant de la même logique agressive, peu importe qu’ils aient comme origine les ambitions impérialistes des USA ou de l’UE.

Désormais il est plus qu’évident que les nouvelles bases américaines accéléreront la course aux armements et la militarisation, aggraveront les antagonismes entre puissances impérialistes et mèneront à de nouvelles et profondes attaques contre les droits démocratiques et sociaux.

C’est la raison qui fonde l’opposition, large et légitime, à cette politique.

Nous saluons et exprimons notre solidarité avec les actions de masse effectives engagées par les communistes, des forces progressistes, des organisations et mouvements pacifistes en Pologne, République Tchèque, Roumanie, Bulgarie et dans d’autres pays, contre le déploiement de missiles américains et contre l’impérialisme.

Cette protestation courageuse constitue une contribution importante à la résistance croissante en Europe et dans le monde à la guerre, aux bases militaires étrangères et à l’OTAN.

Exprimant notre ferme détermination à intensifier notre lutte, notre coopération et notre solidarité, nous exigeons:
  • - L’arrêt immédiat des projets de déploiement de nouvelles bases de missiles et de stations radars américaines en Pologne et en République Tchèque, aussi bien que d’installation de bases militaires en Roumanie et Bulgarie.
  • - L’arrêt immédiat de toute mesure des gouvernements nationaux, de l’Union Européenne et de l’OTAN visant à faciliter la réalisation des plans américains.
  • - La ratification du traité sur la réduction des troupes stationnant en Europe et l’interdiction totale de toutes les armes nucléaires.
  • - Le soutien le plus large à toutes les actions contre la légitimation du déploiement des missiles et bases américaines.


Parmi les 39 partis signataires : les partis communistes de Bohème-Moravie (KSCM – République tchèque), de Chypre (AKEL), de Grèce (KKE), du Luxembourg, de Pologne, du Portugal, de Slovaquie, de Turquie, le parti communiste allemand (DKP), le Parti des communistes italiens (PDCI)…
Par Déclaration commune des Partis communistes et ouvriers d'Europe
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Commentaires

L'hommage du vice à la vertu: un article du torchon Marianne

Miroslav Grebenicek, le revenant des années de plomb
N° 270 Semaine du 24 juin 2002 au 30 juin 2002
Auteur : Dastakian Anne


QUI C'EST, CELUI-LA ?
Digne successeur du défunt PC tchécoslovaque, le plus rétrograde de l'Europe de l'Est, l'actuel PC de Bohême et Moravie (KSCM) est tout sauf progressiste. Il vient pourtant d'arriver en troisième position aux législatives, remportées par les sociaux-démocrates, en faisant son meilleur score depuis 1989 - soit 19% des suffrages, contre 11,03% voilà quatre ans. Sur un programme simple: le plein emploi, une baisse d'impôts sur les bas salaires, la fin des privatisations et des dérégulations, et donc l'arrêt des réformes nécessaires à l'entrée dans l'Union européenne. Démagogue et populiste, son leader, Miroslav Grebenicek, entré au PCT en 1975, symbolise le refus de la voie choisie par le pays depuis la chute du Mur, et de sa dernière mutation en matière politique: le pacte de stabilité passé ces quatre dernières années entre la droite et la gauche. Elu à la tête du Parti à la suite de l'échec de sa mutation en force sociale-démocrate, Grebenicek est l'artisan de la contre-réforme des communistes tchèques. C'est d'ailleurs le seul PC d'Europe de l'Est qui persiste à se baptiser «communiste». Il faut dire que Grebenicek a de qui tenir: fils d'un ancien agent de la police politique, poursuivi pour tortures contre des opposants, commises dans les années 50, il n'a jamais daigné s'expliquer sur son passé. Au contraire: Grebenicek aime citer dans ses discours Marx et Engels, voire même le stalinien de choc Klement Gottwald. Pour lui, d'ailleurs, c'est le capitalisme qui est criminel. A l' en croire, le pire ennemi du pays est le président Vaclav Havel. Il tient l'ex-dissident pour responsable de la division de Tchécoslovaquie, bradée aux revanchards allemands et à l'expansionnisme américain (le KSCM s'était vainement opposé à l'entrée du pays dans l'Otan). Sans doute est-ce la raison pour laquelle Vaclav Havel a toujours refusé de le recevoir, un boycott observé par tous les partis politiques - forces de gauche incluses
Commentaire n°1 posté par Groswald le 08/09/2007 à 18h37
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